"Le satellite
Topex/Poséidon a été lancé
le 10 Août 1992 avec pour mission "observer et comprendre la
circulation océanique". Issu d'un partenariat entre la Nasa, l'agence spatiale
américaine et le Cnes, l'agence spatiale
française, il a à bord deux radars
altimètres et différents systèmes de
localisation précise, dont le système Doris.
La mission Topex/Poséidon pose les fondations pour une surveillance des océans à long terme ("laboratoire spatial"). Tous les dix jours, le satellite nous fournit la topographie mondiale des océans, niveau de la mer mesurée avec une précision inégalée: la précision moyenne instantanée de l'estimation locale du niveau de l'océan est meilleure que 5 cm, et la précision moyenne sur un mois meilleure que 2 cm."
Ce diagramme représente quelques unes des composantes du
système d’observation de
l’océan qui ont
été déployées pour aider
à la
prévision d’El Niño. Les points rouges
correspondent à des relevés automatiques du
niveau de la
mer. Les carrés jaunes et les losanges montrent
l’emplacement de bouées fixes (ancrées
au fond de
la mer) assurant le contrôle des vents de surface et
d’autres quantités atmosphériques,
ainsi que la
mesure de la température de l’océan
à
différents niveaux. Elles fonctionnent en continu pendant
des
mois sans intervention humaine. Les flèches roses
décrivent les trajectoires de bouées
dérivantes,
mesurant la température de l’océan et
renseignant
sur le mouvement des eaux de surface. Les lignes bleues
représentent les lignes des navires marchands qui sont
disposés à effectuer des profils verticaux dans
l’océan (à l’aide de sondes
bathythermographes jetables) La plupart de ces observations sont
envoyées directement par satellite aux centres de
prévision météorologiques
disséminés
sur le globe.
De tels modèles numériques fondés sur les lois de la physique ont été utilisés en météorologie depuis les années 60, à des fins de prévision. Au début, ces prévisions numériques n’étaient pas meilleures que celles réalisées par les prévisionnistes chevronnés qui ne comptaient que sur leur propre expérience à analyser et comprendre le temps qu’il faisait. Mais, grâce aux avancés dans notre connaissance des systèmes climatiques et aux progrès des modèles numériques utilisés pour les représenter, les modèles de prévision d’aujourd’hui font systématiquement mieux que les meilleurs prévisionnistes.
Les modèles numériques de El Niño ne sont pas encore aussi performants que ceux utilisés dans la prévision du temps,car un nombre de paramétres extrémemant important interagissent entre eux, mais ils sont maintenant capables de reproduire les caractéristiques d’un événement typique. récemment, plusieurs groupes de recherche se sont investis dans l’utilisation de ces modèles pour prévoir les déclenchements et l’évolution d’El Niño, et leurs effets sur les structures météorologiques à travers le monde, avant même que ces El Niño se soient réellement produits. les résultats jusqu’à présents, bien qu’imparfaits, donnent une meilleure indication des conditions climatiques qui prévaudront pendant la ou les saisons suivantes que de simples raisonnement fondés sur la persistance du phénomène ou sur un retour systématique à des conditions normales.
De nombreux modèles océaniques et atmosphériques ont été développés grace au données du programme TOGA, et certains modèles couplés arrivent à prévoir la plupart des événements ENSO six mois à un an à l'avance. Ce succès a été rendu possible par une coopération remarquable entre l'ensemble des scientifiques impliqués (plus d'un millier), et en particulier par l'échange rapide de toutes les données obtenues. Mais les prévisitions d'El niño bien que de plus en plus pertinente reste incertaine. La puissance des événement El Niño ne sont pas encore exacte et les conséquences ne peuvent donc être précisement prévu avec sertitude.